| Par Jean Claude Collenot |
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| Mon enfance |
| C'est dans une ferme comme énoncé précédemment que se sont déroulées mes meilleures années. |
| Une tante tellement dévouée,que je la considère plus comme ma "Mère" que sa soeur qui m'a mis au monde. Pour éviter les embiguïtés,mon frère et moi l'appelions( Marraine . ) |
| Pendant 12 ans, elle nous a élevé comme ces propres enfants, ce qui n'était pas s'en lui procurer des tracas. Comme chacun le sait,il est plus soucieux d'avoir la responsabilité des enfants des autres que celle de ses propes enfants. |
| Malgré tout, la famille nous faisait confiance et en dehors des tâches quotidiennes qui nous étaient demandées, nous courrions la campagne en tous sens. Avec le recul, nous nous éloignions à plus de 10 kms connaissants tous les recoins de la commune. |
| Il faut dire qu'a cette époque, on ne parlait pas des risques comme actuellement, où ancun parent ne laisserait gambader ses enfants à plus d'une longueur de vue. |
| Quelques soient les saisons, nous avions des passions adaptées au climat. En hiver, il faut savoir que les bêtes restaient à l'étable de 5 à 6 mois. On ne parlait pas de stabulation libre et nos loisirs se déroulaient à donner un coup de main aux oncles à la frabication de cordages. Le matériel était installé dans une des étables (où nous partagions la chaleur des animaux) et notre rôle etait de dérouler de grandes longueurs de ficelles et de les fixer sur les crochets à chaque extrémité des tendeurs.Avec admiration, nous regardions nos oncles tourner les manivelles et orienter ces enroulements qui par magie formaient ces magnifiques cordages. |
| Si le temps le permettait et la neige au rendez vous, nous la damions sur les pentes de la prairie voisine avec nos sabots ou nos galoches pour faire de la luge( pas avec de simples luges), comme nous trouvons actellement, mais des luges fabriquées par nos oncles. Des luges guidées par les pieds et les mains. A l'occasion, ceux-ci n'hésitaient pas à nous les emprunter pour se distraire aussi. |
| Nos soirées d'hiver étaient meublées par les visites que se rendaient les gens entre eux.Les hommes se retrouvaient pour fabiquer des paniers tout en discutant et en buvant des canons et les femmes cardaient la laine ou piquaient des dessus de lit. Ceux-ci étaient composés de grandes parties de tissus tendues sur un travail. une fois la laine étendue entre ces tissus, des dessins étaient tracés à la craie et en suivant ce cheminement, les femmes se partageaient des grandes aiguilles quelles plantaient soit par dessus ou par dessous. |
| Le reste de l'année,nous accompagnions nos oncles dans les champs à moins que ceux-ci nous assignent des tâches particulières. Au Printemps, l'irrigation des parcelles en faisait partie. Les mercredis, il nous arrivait de casser des pierres pour combler des trous sur la route ou de garder les vaches dans les paturages communautaires. |
| A l'école, nous étions une vingtaine d'élèves de touts niveaux de la "maternelle" au certificat d'étude. C'est la que j'ai commencé à apprendre le français dès l'age de 4 ans car jusque là je ne parlais que le "Patois". Sous la direction d'un maître d'école qui s'appelait "Mr Blater" envoyé au village en remplacement du titulaire villageois en poste "Mr Durousset" ayant pris sa retraite. |
| Très respecté de l'ensemble des habitants, il occupait la fonction de sécrétaire de mairie.Ce qui est admirable c'est qu'il s'occupait de l'ensemble des élèves en même temps, nous apprenant à compter avec des buchettes dès le plus jeune âge. La promiscuité faisait que nous apprenions les cours de nos ainés tout en faisant les cours de notre niveau ce qui nous permettais d'avoir de l'avance scolaire sur les autres enfants. |
| Le troc était souvent employé pour règler des achats. Comme nous n'avions pas de grands moyens ni d'argent, nous débordions d'imagination pour solutionner nos problèmes. Nos jeux s'adaptaient à ce que nous avions sous la main. . |
| Notre connaissance du terrain, nous permettait de situés tous les arbres fruitiés ( sauvages ou non ) et les cerises, les fraises des bois, les framboises, les murs, les pêches, les pommes et les poires nous permettait d'améliorer notre ordinaire. |
| Le bonheur . |
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