Rapporté par Jean Claude COLLENOT

Villiers, du latin : ferme était Vilarus en 840, Viglerés en 1207, Villiers Neufz en 1597 et enfin Villiers en Morvan en 1873 seulement.
Ce village, le plus petit du canton, au relief si joliment tourmenté, se serait construit petit à petit à partir d'une antique villa Romaine. Les pêcheurs se réjouissent ( du ruisseau du Chileux), mais en 1900 on ne récolte plus de raisin dans,( la Combe des vignes )
Pays fort boisé(à ce propos le bois de la Grange Montmonin fut vendu pour la rançon de François I er en 1527), il fut jugé fort pauvre lors de la "Visitte des feuz du baillage d'Ostun" en 1645.
(Les agents du fisc d'alors avaient trouvé les habitants de Villiers si pauvres qu'ils ne pouvaient entretenir un curé...)
En 1900 on comptait 186 habitans, dont 63 électeurs et 10 conseillers :Ducreux Jean, Bidault Emile, maire, Vadeau Auguste(*), Devireux François adjoint, Gaudry Claude, Verne Hubert, Bourgeois Nicolas, Bigeard Jean, Chevalier René et Thouviot Louis.
Le seigle et les moutons ne rapportaient guère et pourtant la commune devait faire face à un plus grand entretien des chemins car la circulation s'accroissait depuis le passage proche du train. Les conseillersétaient aussi préocupés de l'instruction : ils achètent en 1899 4 cartes murales Vidal de La Blache pour les écoles coût 34 F et votent 25 F pour le traitement de la maîtresse de couture. Et puis il y avait le salaire du garde champêtre 50 F en 1900, la réparation de la toiture de l'église en 1900 14,30 F et une subvention de 10 F votée pour la station de Liernais.
Oui, la vie était dure sur ces 669 hectares et en 1899, la commune dut acheter des terres pour faire des pâtures à moutons car les riches propriètaires refusent le pacage et les jeunes partent en ville" Pour compliquer encore les choses, le violent ouragan du 9 juin 1901 creusa dans les chemins des tranchées allant jusqu'à 1,20 m de profondeur; les conseillers demandèrent un secours au Conseil Général.
Il y avait poutant du commerce à Villiers avec: 2 anbergistesBigeard et Michel; 2 charrons Dériveux et Mariller;2 épiciers Bigeard et Bonnard; 1 maréchal ferrand Pernot Joseph; 2 sabotiers Bigeard et Charlot, et un receveur buraliste Michel.
Le culte était réuni à Savilly, la classe était faite par Mr. Manlay, l ordre était assuré par le garde champêtre Mr. Mames, le propriaitaire du château était alors Mr. Chevrot et tout les soucis s'oubliaient à la fête patronale du 8 septembre

Agrandir
(*) Un de mes grands oncles

retour
Source : (Le canton de liernais en 1900. Editions de Saint-Seine-l'Abbaye)